La course landaise est une des quatre tauromachies pratiquées dans le monde.

Elle se distingue des trois autres (corrida, corrida portugaise et course camarguaise) par deux particularités :

. Elle se pratique quasi exclusivement avec des femelles (vaches landaises) et non des taureaux.
. L’autre particularité qu’elle partage avec la course camarguaise, c’est qu’il n’y a pas ici de mise à mort au cours de la course.

Origine

De tous temps, on rapporte des témoignages de jeux organisés autour des vaches dans le Sud-Ouest. Avant de devenir une pratique très codifiée, la course landaise trouve ses origines dans divers endroits. C’est le cas à Saint-Sever où il est question en 1457 d’une coutume ancestrale consistant faire courir des vaches dans les rues durant les fêtes de la Saint-Jean. De la même façon, à La Teste-de-Buch la tradition voulait que les vaches soient marquées au fer dans les dunes car l’animal pris dans le sable est moins dangereux, et des jeux consistaient à sauter par dessus.

La course landaise se formalisa au cours du XIXe siècle, où elle fut pratiquée dans des lieux réservés à ces jeux : les arènes, dans lesquelles les toreros pratiquèrent les deux figures emblématiques : le saut et l’écart.
La_mecque_de_l_interieurDe nombreuses arènes sont construites au cours du XIXe et du XXe siècle, principalement dans le département des Landes, du Gers et quelques-unes en Gironde. Aujourd’hui, les courses landaises sont très pratiquées dans les Landes et le Gers où la saison s’étend de mars à octobre. En revanche, la tradition s’est perdue en Gironde, les arènes de La Teste et d’Arcachon ont été détruites, et Bordeaux n’a pas perpétué cette pratique. On note cependant quelques manifestations à Floirac, La Brède et Captieux.

Les courses landaises

Des toreros landais affrontent des vaches de combat de race espagnole élevées par des ganaderos répartis dans les Landes (entre Dax et Aire-sur-l’Adour principalement). Chaque élevage possède sa cuadrilla, ou équipes de toreros, et ses couleurs.

Les vaches – toutes dotées d’un nom et plus ou moins cotées selon leurs qualités combatives – sont conduites aux arènes puis enfermées dans des boxes appelés loges. Une corde est installée autour de leurs cornes afin de pouvoir les placer lors du combat dans les arènes. Une fois la course commencée, les vaches sortent selon un ordre préétabli, dirigées par un cordier et deux entraîneurs. Ceux-ci placent la bête face au torero en bout de piste et la laissent s’élancer aux sollicitations (on dit citer) des toreros. Le cordier doit lui par une traction rapide de la corde suivie d’un relâchement permettre le passage des cornes.

Les toreros se répartissent en deux catégories :

  • les écarteurs, qui attendent la vache dans l’arène avant de l’esquiver au dernier moment, réalisant de la sorte un écart. Celui-ci peut être « en dehors », « en dedans » (c’est-à-dire côté corde et donc hors de la protection du cordier) ou corde à terre.
  • les sauteurs attendent la vache et exécutent un saut (saut de l’ange, saut périlleux ou saut « les pieds dans le béret » aussi appelé « saut pieds-joints ») au-dessus de l’animal dont la course doit être rectiligne.

Par le passé, certains très grands sportifs se sont illustrés à la fois à l’écart et dans les différents sauts.

Les courses landaises ont lieu de mars à octobre. Outre les courses formelles (une ganaderia et sa cuadrilla) organisées lors des fêtes de la plupart des villes et villages gascons, les grands rendez-vous annuels sont :

  • la Corne d’Or à Nogaro
  • le concours Landais des Fêtes de la Madeleine (Mont-de-Marsan)
  • le Concours Landais des Fêtes de Dax
  • le Championnat de France

La course landaise a été grandement popularisée, en dehors de ses terres d’origine, par le roman d’Emmanuel Delbousquet, L’Écarteur (publié en 1904). Ce roman a d’ailleurs été adapté pour le petit écran, en 1982 : ce téléfilm, de Pierre Neurrisse, était notamment interprété par Geneviève Fontanel et Jean-Claude Carrière.

source : wikipedia et la Fédération Française de la Course Landaise.